De la vente du « travail »

5ème question. – Dans quelles conditions se réalise cette vente du travail des prolétaires à la Bourgeoisie ?
Réponse.
Le travail (9) est une marchandise comme une autre, et son prix est, par conséquent, fixé exactement  d’après les mêmes lois que celui de toute autre marchandise. Le prix d’une marchandise  sous la concurrence de la grande industrie, ou de la libre concurrence, -ce qui revient au même, comme nous aurons l’occasion de le voir – est en moyenne toujours égal au coût de production de cette marchandise. Le prix du travail est donc, lui aussi, égal au prix de production du travail (9). Mais le coût de production du travail consiste précisément dans la quantité de moyens de subsistance nécessaires pour mettre l’ouvrier en état de continuer à travailler et ne pas laisser mourir la classe ouvrière. L’ouvrier ne recevra donc, pour son travail, que le minimum nécessaire dans ce but. Le prix du travail, ou le salaire, sera donc le minimum nécessaire à l’entretien de la vie. Mais, comme les affaires sont tantôt bonnes, tantôt mauvaises, il recevra tantôt plus, tantôt moins, tout comme le fabriquant, dans la moyenne des bonnes et des mauvaises affaires, ne reçoit pour ses marchandises ni plus ni moins que leur coût de production, de même l’ouvrier ne recevra, en moyenne, ni plus ni moins que ce minimum. Mais cette loi économique du salaire est appliquée d’autant plus sévèrement que la grande industrie pénètre plus fortement dans toutes les branches de la production. (10)

(9)  Notons qu’Engels comme Marx dans l’Idéologie allemande et dans Misère de la philosophie, emploie encore ici l’expression de « travail » au lieu de « force de travail ». ( Note du traducteur )
(10) On retrouve, aujourd’hui, les effets de cette loi dans toutes les branches de l’économie : la production proprement dite, le commerce dominé par les grandes surfaces ou le commerce en ligne, les services, les institutions financières…)

Cirque d’Olibon

Entre deux tranches caniculaires, le mois d’août nous a réservé une journée de brouillard et de froidure en montagne.

Cirque d'Olibon (août 2015)
Cirque d’Olibon (août 2015)

Résultat, du cirque d’Olibon nous n’avons vu que les énormes blocs déposés à son entrée par un glacier disparu depuis longtemps.
Heureusement, au retour vers Sansanet par la Trinchera et le long du lac d’Estaens l’édredon de brume s’était soulevé dévoilant les belles couleurs du secteur.

Lac d’Estaens sous la brume

La naissance du prolétariat.

4ème question. – Comment est apparu le prolétariat ?
Réponse.
Le prolétariat est apparu à la suite de la révolution industrielle, qui s’est produite en Angleterre au cours de la seconde moitié du dernier siècle,(4)  et qui s’est répétée depuis dans tous les pays civilisés du monde (5). Cette révolution industrielle a été provoquée par l’invention de la machine à vapeur, les différentes machines à filer, du métier à tisser mécanique et de toute une série d’autres appareils mécaniques. (6) Ces machines qui étaient chères, et que seuls par conséquent, les gros capitalistes pouvaient se procurer, transformèrent complètement tout l’ancien mode de production, et éliminèrent les anciens artisans, du fait qu’elle fabriquaient les marchandises mieux et à meilleur marché que les artisans ne pouvaient le faire avec leurs rouets et leurs instruments grossiers C’est ce qui explique pourquoi l’introduction des machines mit complètement l’industrie aux mains des gros capitalistes et enleva toute valeur à la petite propriété artisanale (instruments, métiers, etc.), de sorte que les capitalistes eurent bientôt tout entre leurs mains et que les ouvriers n’eurent plus rien.  Le système de la fabrique fut d’abord introduit dans l’industrie de l’habillement. Puis, la première impulsion une fois donnée, ce système s’étendit très rapidement à toutes les branches d’industrie, notamment à l’imprimerie, à la poterie, à la métallurgie. Le travail fut de plus en plus réparti entre les différents ouvriers, de telle sorte que l’ouvrier qui faussait jusqu’alors un travail entier, ne fit plus désormais qu’une partie de ce travail. Grâce à cette division du travail, les produits purent être fabriqués plus rapidement, par conséquent à meilleur marché. Elle réduisit l’activité de chaque ouvrier à un geste mécanique très simple, constamment répété, qui pouvait être fait non seulement aussi bien, mais même  mieux par une machine. Toutes les branches de la production tombèrent l’une après l’autre sous la domination du machinisme et de la grande industrie, tout comme le tissage et le filage. Le résultat fut qu’elles tombèrent complètement entre les mains des gros capitalistes, et que les ouvriers y perdirent ce qui leur restait encore d’indépendance. Peu à peu, outre la manufacture proprement dite, l’industrie artisanale tomba de plus en plus sous la domination de la grande industrie, en ce sens qu’ici de gros capitalistes, en installant de grands ateliers, où les frais généraux étaient moindres et où le travail pouvait être également divisé, éliminèrent peu les petits producteurs indépendants. (7) C’est ce qui explique pourquoi dans les pays civilisés, presque toutes les branches de la production ont été incorporées dans le système de la grande industrie, et, pourquoi, dans toutes les branches d’industrie, la production artisanale et la production manufacturière sont éliminées par la grande industrie. C’est ce qui explique également la ruine, de jour en jour plus prononcée, de l’ancienne classe moyenne, artisanale, la transformation complète de la situation des ouvriers, et la constitution de deux nouvelles classes, qui englobent peu à peu les autres, à savoir :
1° la classe des gros capitalistes, qui sont déjà, dans les pays civilisés, en possession exclusive de tous les moyens d’existence et des matières premières et instruments (machines, fabriques) nécessaires à la production des moyens d’existence : c’est la classe des bourgeois, ou la bourgeoisie ;
2° la classe de ceux qui ne possèdent rien et qui sont obligés de vendre leur travail aux bourgeois pour recevoir d’eux les moyens de subsistance nécessaires à leur entretien : c’est la classe des prolétaires, ou le prolétariat. (8)

(4) C’est à dire du XVIIIème siècle.
(5) Engels fait ici référence essentiellement aux pays en cours ou en voie d’industrialisation.
(6) Depuis, la révolution scientifique et technique a concerné tous les secteurs économiques, bien au delà du monde industriel touchant des catégories de travailleurs bien au delà du monde ouvrier.
(7) Le commerce, les services les plus divers n’ont pas échappé à ce mouvement.
(8) L’extension de l’automatisation des taches les plus diverses, entraine une diversification dans la composition du prolétariat, mais élargit les frontières de celui-ci.

Du communisme :

Découverte et lecture d’un vieux texte aux beaux reflets d’actualité : Le catéchisme communiste.
Texte qui invite à revisiter l’histoire et à mieux comprendre le monde d’aujourd’hui.

1ère question : – Qu’est-ce que le communisme ?
Réponse : – le communisme est l’enseignement des conditions de la libération du prolétariat.

2ème question : Qu’est-ce que le prolétariat ?
Réponse : – Le prolétariat est la classe de la société qui tire sa subsistance exclusivement de la vente de son travail (1), et non de l’intérêt d’un capital quelconque, dont les conditions d’existence et l’existence même dépendent de la demande de travail, par conséquent de la succession des périodes de crise et de prospérité industrielle, des oscillations d’une concurrence sans frein. Le prolétariat, ou la classe des ouvriers est, en un mot, la classe laborieuse de l’époque actuelle (2).

(1) entendre : la location de ses aptitudes intellectuelles et physiques à fournir un travail.
(2) Avec les immenses progrès des sciences et des techniques intervenus, le périmètre de la classe laborieuse s’est largement élargi depuis la fin du XVIIIème siècle et déborde largement la notion de classe ouvrière telle qu’elle pouvait apparaître à l’époque. La classe laborieuse inclut aujourd’hui une majorité de techniciens, d’employés de commerce ou de bureau qui n’ont d’autre solution pour vivre que de « vendre leur travail ».

3ème question. – N’y a-t-il pas eu de tout temps des prolétaires ?
Réponse : Non. Il y a eu toujours des classes pauvres et laborieuses, et les classes laborieuses étaient la plupart du temps pauvres. Mais des pauvres, des ouvriers vivant dans les conditions que nous venons d’indiquer, donc des prolétaires, il n’y en a pas toujours eu, pas plus que la concurrence a toujours été libre et sans frein. (3)

(3) Si la pauvreté est une constante que l’on retrouve dans toutes les sociétés qui ont existé au cours de l’histoire, la notion de prolétariat ne concerne que la société capitaliste. Le prolétariat n’apparaît et ne se développe qu’au sein de cette dernière.

Fin de canicule

Sortie de Handicap Pyrénées (HRP) sauvée de justesse.
L’écrasante chaleur de ce mois d’ Août 2019 a fait place aux orages.
La sortie au plateau du Benou est remplacée par une visite à la « Falaise au Vautours ».

Repas pris dans la salle du Foyer Rural de Louvie-Juzon.


La journée se termine par une balade entre deux averses sur les berges du lac de Castets.

Estremère

Vendredi 9 août 2019.
Sortie au pic d’Estremère au dessus du col du Pourtalet.
Départ au petit pont de Peyrelue, passage devant la cabane où la bergère prend la pose pour présenter un fromage fait la veille.
Tout près du port vieux de Sallent, un sentier monte en diagonale vers le Nord pour arriver à une large épaule.
Le sommet est atteint en revenant vers le sud entre des barres rocheuses où poussent des Edelweiss.
Retour au point de départ en empruntant un couloir raide sans sentier qui conduit à la cabane de Tourmont.

Cabane de Tournemont